Les réponses à la question du mois - Yulbiz du 26 août 2008
Posté le 9 September 2008
Est-ce que vous croyez que le Québec est en retard sur le web et si oui pourquoi ?
Le Québec a surement beaucoup de route à faire pour être Québec 2.0 mais il me semble que le web est plus présent ici dans la vie quotidienne. Le simple fait de poser la question montre que le web est très présent.
Xavier.aucompte [at]gmail.com
Oui. En retard pas nécessairement par rapport aux autres provinces canadiennes mais en retard face au marché et aux consommateurs. Les entreprises d’ici ont encore besoin d’être « évangélisée » et de comprendre tout le potentiel offert par le web.
Oui, parce que le Québec évolue par soubresaut. Et il saute, et il dort, et il saute, et il dort. Alors inévitablement il creuse régulièrement son retard.
Je crois que le Québec, au niveau des grandes entreprises est effectivement en retard. Les PME foisonnent plus tandis que les médias sont frileux. MAIS l’entreprise 2.0 avec ses modèles commence à entrer dans la lancée de l’innovation.Nous, experts et conseillers devront bloguer et éduquer encore plus.
Poser la question c’est y répondre. Sur le web, sur le réseau je ne suis pas dans la catégorie Québec. C’est juste un de mes Tags, pas les seul. Je crois que pour ne pas être « en retard » il faut changer lecadre de référence. On est citoyen du réseau ou on ne l’est pas. S’il y a un retard au Québec, c’est celui là: « perception is reality » comme disent les chinois !!
Oui, un peu mais pas beaucoup. Nous sommes un peu en retard par rapport aux États-Unis nos voisins d’à côté. On a pas assez de publicité sur les blogs ou les blogueurs. Je travaille dans une compagnie de télécom internationale et mes collègues sont plus ou moins familiers avec les blogs, ce qu’un blog fait, ce qu,on peut faire avec un blog. Blogguer est phénoménal et une façon de communiquer avec les «branchés» et les autres.
En retard par rapport à qui, à quoi? Je suis une débutante alors je n’ai pas vraiment d’avis car moi-même je suis en retard…mais je me soigne.
En retard ou en avance ? Selon le point de vue ! Je développe des outils de pointe sur et pour le web et ma compagnie est québecoise.
Dans mon domaine du marketing de la cause et de la philantropie, le Québec est affreusement en retard surtout comparé aux États-Unis. Par contre je sens beaucoup d’ouverture, de curiosité et de volonté pour franchir la barrière. J’ai bon espoir. Quand les ressources rencontrent la volonté, les résultats ne se font pas attendre.
Oui, parce qu’il y a une hiérarchie de pouvoir qui ne peut pas vraiment engager les voix des autres.
Oui, définitivement. Je pense que la barrière linguistique nous a nuit au départ, la plupart des innovations venant des États-Unis.
Je pense que l’on est surtout sous-représenté mais je ne trouve pas que l’on est en retard; mais on est pas en avancenon plus.
En retard ? Vu de la blogosphère nous pouvons sembler plus « en voie de développement » que d’autres sociétés. Cependant, lorsque l’on considère les différents volets d’activité au Québec, c’est notre attitude timorée ( on préfère se confiner dans des modèles ultra connus même s’ils ne fonctionnent pas toujours ) qui nous empêche d’innover. Pourquoi ça stagne sur le web ? Pour les mêmes raisons que ça stagne dans plusieurs industries, en art, en politique: les chasses gardées et privilégies de certains ( télécoms ), l’opportunisme politique ( coupures fédérales en art et innovation ), le profit à tout crin ( prendre le moins de risques possible ) et les projets à courte vue ( rendement immédiat ou rien ). Ceci devrait cependant nous inciter à redoubler d’audace et d’immagination, et surtout de solidarité.
Le fait français ne doit pas faciliter les choses pour transiger sur des sites anglos. Mais la petitesse de notre marché n’aide pas non plus à monter un plaidoyer favorable à l’investissement en e-commerce. Au moins qu’on arrête de ne penser qu’à notre « petit » territoire québécois comme débouché commercial. Think big !
Le Québec en retard ? Peut-être si on regarde la barrière de la langue. Mais si on enlève le filtre de la langue, sommes-nous si en retard. Nous le sommes certainement par rapport aux États-Unis mais nous sommes bien en avance sur la majorité des pays. Il serait plutôt exacte de dire que nous sommes en avance sur la majorité des pays qu’en retard sur quelques pays.
Il est évident que le Québec accuse un sérieux retard probablement à cause de la barrière linguistique avec les États-Unis.
Oui parce qu’on se pense trop supérieur…
En retard ? En avance ?Je ne crois pas que l’on puisse généraliser. Il y a des entreprises et des organisations visionnaires au Québec. Il y a des entreprises et des organisations qui n’ont aucune vision en technologie ou en économie virtuelle. Mais cette absence de vision dans certaines organisations ne se limite pas aux technos. C’est une question de culture et de résistance au changement.
Dans mon domaine, la technopedagogie, c’est vraiment une question de langue. Les ressources en anglais sont énormes. Les ressources en français……
Simple constatation, un aspect essentiel de la technologie web accuse un retard caractéristique au Québec: le mobile. Le Québec ne propose pas encore d’offres adaptées aux besoins de mobilité. A mon sens cela ralenti clairement le développement d’entreprises qui pourraient s’imposer . Cependant les ressources humaines sont présentes. Seule manque l’opportunité de développement.
Inconnu
Un décalage? Oui… de 7 heures sur la France.
Oui parce que la majorité des dirigeants sont des illettrés du web. L’évolution de cet environnement est trop rapide pour la capacité d’assimilation. Ce qui se traduit par une démission. Ils ont simpement besoin de « traducteurs ».
Des individus sont en avance, la société est légèrement en retard. Nos élus sont un frein ! La langue est un frein, la culture est un frein. Finalement on est pas en retard, on est sur le « break ».
Si l’on regarde du côté du web 1.0, c’est à dire portails, média en ligne, gouvernement en ligne, opérations bancaires en ligne, e-commerce , bref tout ce qui a émergé au début des années 2000, on se situe dans la moyenne des autres pays industrialisés. Maintenant si on prend le taux de pénétration des technologies issues de la vague 2.0 soit l’open source, l’utilisation du rss, les blogues, les wikis, Firefox, les médias sociaux et citoyens exception faite de Facebook, le web mobile, on commence à accuser un retard. On est en train de passer d’un web statique et passif qui a reproduit les mécanismes « briques et mortiers » sur lequel les gouvernements, entreprises et organisations pouvaient exercer un contrôle. Désormais le web devient participatif et se transforme en une immense conversation, les outils sont là, intuitifs et économiques. C’est la peur de la perte du contrôle de la diffusion de l’information qui bloque car l’information c’est le pouvoir. Et le média numéro un au Québec, c’est la télé dont surtout les nouvelles locales ce qui indique un certain replie sur soi-même de la société. Il va falloir attendre que la génération des « digital native » arrivent sur le marché du travail et de la consommation pour que la situation évolue.
Commentaires
3 Réponses sur “Les réponses à la question du mois - Yulbiz du 26 août 2008”
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lol @ Un décalage? Oui… de 7 heures sur la France.
Pour ma part, je dirais que oui, certainement. Ceci dit, je suis encouragée par l’éveil grandissant de mes collègues en RP … et par mes clients qui reçoivent et appliquent mes conseils avec grand ouverture d’esprit.
Je n’ai pas pris le temps de répondre à la question du mois, mais j’étais là et je le prouve!
http://snurl.com/yulbiz0808
Ma réponse aurait paraphrasé un vieux slogan écolo: “Ni en retard, ni en avance, juste à temps!”
Le Web n’étant, en effet, qu’une projection virtuelle de notre société, il reflète exactement notre situation, nos besoins, nos ambitions à ce chapitre.
Mes ami(e)s de Yulbiz auront tendance à stigmatiser notre “retard”, mais mon voisin, mon épicier et mon comptable les trouveraient certainement un peu trop “en avance”. Et Christine, une copine psy, leur reprocheraient certainement d’être un peu trop obsédés par leurs “objets transitionnels” (ordis, smartphones, etc.).
Bref, tout est relatif, chacun fait ce qu’il peut et ce qu’il veut. Là où l’on fait dur, comme société, c’est à propos des tarifs de connexion Internet avec ou sans fil, ce qui ne favorise pas les usages et le développement de pointe. Mais ça, c’est une autre histoire…
C’est un de mes thèmes favoris de mon blogue, soit le manque de vision des entreprises québécoises, en particulier pour le Web 2.0 et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale. C’est patent au Québec mais pas unique… Lors de leurs conférences à Boston, en juin Rishi Chandra et Dion Hinchcliffe avaient aussi abordé ce thème : L’innovation Web ne vient plus de l’entreprise elle-même mais de l’externe et surtout de particuliers comme vous et moi qui créons applications et contenus sur le Web mais aussi qui travaillons avec des outils plus performants que ceux utilisés en entreprise.
Donc, l’informatique traditionnelle est dépassée et ne génère plus que 20 % d’innovation contre 80 % de statu quo, ce qui était l’inverse avant : Et ce sont les vieux qui contrôlent les services TI et ces «vieux» emploient 80% de leur budget pour le maintien des infrastructures traditionnelles et leur sécurisation.
Ces derniers en sont toujours à parler d’architecture technologique d’entreprise visant à gérer l’intégration des solutions technologiques ou encore de gestion du patrimoine technologique et de sécurité des données et applications stratégiques. Ils ne peuvent cependant plus cacher que ces «architectures patrimoniales sécuritaires» entrainent des coûts de plus en plus élevés en termes de planification, d’évolution, de maintenance, d’immobilisation et aussi de gestion de la main d’oeuvre. Ce sera d’ailleurs le sujet d’une conférence à la FIQ le 18 septembre prochain, conférence prononcée par Jean-Pierre Fortin, chef de la planification stratégique des TI à la ville de Montréal : «L’architecture d’entreprise : une symphonie en mouvement».
Une symphonie qui sonne de plus en plus faux car maintenir un service TI qui peut comprendre un ou plusieurs centres de traitement informatique où ronronnent des milliers de serveurs d’applications et de données, des milliers d’applications-maison en plus des solutions des fournisseurs et un parc informatique de plus en plus complexe ouvre la porte aux fausses notes (pannes de toutes nature) et demande parfois un orchestre de plusieurs centaines de personnes (gestionnaires, architectes, analystes, conseillers, programmeurs, dépanneurs, etc). Payer l’orchestre et payer les instruments, payer pour leur entretien et leur réparation en cas de panne revient de plus en plus cher pour une entreprise dont la mission de base n’est pas l’informatique.
De là l’externalisation des installations et la dématérialisation des données dans le «nuage» Web et pas seulement pour les grandes entreprises. De là aussi l’apparition d’entreprises qui travaillent à offrir aux PME les mêmes services que Google et autres mais sous leur radar. Des firmes comme la québécoise Oriso. À court terme, elles pourront tirer leur épingle du jeu. À long terme, il leur faudra une offre différente et surtout Web pour demeurer compétitifs.
Alors, OUI, nous sommes en retard.
J’aurais pu aussi parler des conférences et ateliers de formation où les entreprises québécoises hésitent à payer 500$ pour que leurs employés aillent se former et apprendre les nouvelles tendances du Web. Mais ça, j’ai déjà fait une «montée de lait» sur le sujet sur mon blogue…